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Importance curative et préventive de la vitamine D (mise à jour 14 novembre 2016)

 

La vitamine D possède une double origine : elle est apportée par l’alimentaire et synthétisée par l’organisme au niveau de la peau sous l’action des rayons solaires ou ultraviolets. Elle existe sous deux formes : D2 (ergocalciféroll) ou D3 (cholécalciféroll).

Une grande partie de la population, même en France, même chez ceux qui s’exposent au soleil, peut être déficiente et parfois à la limite de la carence. O r, la vitamine D qui  intervient dans l’absorption du calcium et du phosphore par les intestins, ainsi que dans leur réabsorption par les reins  influence plus de 200 gènes, ce qui explique son importance dans de nombreuses maladies non soupçonnée.

Un dosage sanguin (Vitamine OH D2/D3 endogène) réalisable par tous les laboratoires est donc recommandé dans bon nombre de maladies chroniques ainsi qu’en prévention. Le taux sérique recommandé est de 30 à 80 ng/ml.

La carence estdéfinie par un taux de 25-hydroxyvitamine D inférieur à 75 nmol/l (30 ng/ml). Avec cette limite, la carence concerne plus d’un milliard de personnes sur terre et plus de la moitié des femmes ménopausées.

Jusqu’alors les apports nutritionnels conseillés (en France) étaient de 200UI/J(5µg) avant 65 ans et et le double ou le triple après 65 ans. Mais de nombreux experts recommandent aujourd’hui des doses 5 à 20 fois plus élevées soit des apports de 1000 à 4000 UI/jour. Selon ces experts  cet apport, sans danger, permet de maintenir un taux de 35(OH)D dans la fourchette des valeurs optimales. En pratique: 1 goutte DEDROGYL (R), 1 cp MINEROS (R) = 5 µg = 200 UI

Attention le suivi par les analyses de laboratoire est absolument indispensable car, à forte dose prolongée, les excès de supplémentation en vitamine D sont à éviter d’autant que la vitamine D se stocke dans les graisses. Des apports trop importants peuvent être néfastes à la croissance, entraîner la calcification des tissus moux (reins, parois vasculaire…), l’hypercalcémie (taux sanguin de calcium élevés).

Voici les normes officielles pour interpréter les résultats (Dr Brigitte HOUSSIN, VITAMINE D MODE D’EMPLOI, Thierry Souccar Editions:

  • Carence: 25 (0H) D < à  25 nmoles/l (10 ng/ml)
  • Déficit: entre 25 et 75 nmoles/l (10-30 ng/ml)
  • Normalité: entre 75 et 250 nmoles/l (30 à 100 ng/ml)
Pour obtenir avec une supplémentation journalière un taux compris entre 40 et 50 ng/ml,  il faut, en moyenne, pendant un mois, il faut en moyenne:
  • 2 à 3000 UI par jour de vitamine D (10 à 15 gttes DEDROGYL)  si le taux initial estde 22 à 30 ng/ml
  • 5000 UI parjour si le taux étaint inférieur  à 22 ng/ml

A l’inverse, il faut savoir que que certains médicaments bloquent le métabolisme de la vitamine D (barbituriques, médicaments antilipémiants, cortisone).

Mais la zone de toxicité potentielle est très éloignée des valeurs optimales (entre 30 et 80 ng/ml) et concerne des taux supérieurs à 150 ng/ml.

LA CORRECTION DE LA DEFICIENCE EN  VITAMINE D BOOSTE L’IMMUNITE:

Adit Ginde et coll. Etats Unis (Journal of Geriatric Society 2009) ont démontré récemment que la vitamine D joue un rôle essentiel pour activer l’immunité et éviter les rhumes et la grippe.

La vitamine D accroît l’activité des macrophages (ces globules blancs qui « digèrent » les bactéries)  et favorise la production de peptides antiinfectieux et de cytokines anti-inflammatoires.

Il existe une relation entre les variations saisonnières du statut en vitamine D d’une population et l’incidence et la gravité des pathologies infectieuses, en particulier respiratoires.

Les apports en vitamine D sont inversement corrélés à la fréquence des infections respiratoires hautes.Un apport de 1200 UI/j/(30µg/jour)  conduit à une réduction de 42% de l’incidence de la grippe chez des écoliers japonais.

A la 24ème éditions de DIETECOM le docteur Jean-Luc VIARD (Paris)  cite de nombreux travaux expérimentaux qui montre qu’elle intervient dans la physiologie de multiples cellules du système immunitaire: les macrophages, les cellules dendritiques et les lymphocytes T et B. Il ajoute qu’elle renforce les défenses contre le bacille tuberculeux, qu’il existe une relation inverse entre son taux et le risque de développer une tuberculose et que chez des sujets infectés  une supplémentation avec de fortes doses accélère la disparition du bacille dans les crachats. Une information capitale quand on connaît la recrudescence actuelle des tuberculoses de plus en plus difficiles à traiter par les antibiotiques.

Il a également été montré qu’au cours  des infections chroniques le taux sérique de vitamine D est associé à la réponse aux traitement (ribavarine dans l’hépatite C) ou la survenue de complications au cours des infections à VIH.

LA CARENCE EN VITAMINE D TRIPLE LE RISQUE CARDIO VASCULAIRE

Les mêmes auteurs ajoutent à cela que cette vitamine joue un rôle vital chez les sujets âgés en réduisant le risque de décès notamment par maladies cardio-vasculaires.

En novembre 2015, selon ces chercheurs qui ont exposé leurs travaux à la conférence annuelle de l’American Heart Association, en Floride, les personnes dont la teneur en vitamine D est inférieure à 15 nanogrammes par millilitre de sang ont le risque cardiovasculaire le plus élevé. (sur le site:http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/12809-Vitamine-D-des-carences-associees-a-des-risques-cardiovasculaires)

LA VITAMINE D diminuerait les conséquences du stress et améliorerait les performances sportives: http://news.doctissimo.fr/Nutrition/Vitamine-D-des-complements-pour-augmenter-les-performances-sportives-43653

SCLEROSE EN PLAQUES : UNE RELATION INVERSE AVEC LA VITAMINE D

Pour la première fois une étude à large échelle établie un lien entre le taux sanguin de vitamine D et le risque de sclérose en plaques cette étude a été menée au sein de l’armée américaine sur 257 membres du personnel.

Au total les sujets dont les taux sériques se situaient dans la partie supérieure avaient un risque d’avoir une sclérose en plaques inférieur à 62 %. Publication « Jama » 20 décembre 2006.

L’apport de vitamine D ou l’exposition aux UVB retarde ou empêche l’expression de la maladie sur des modèles animaux de SEP.

Chaque élévation de 20 ng/ml de 25 (0H)D est associée à une réduction de 41% du risque de SEP chez des militaires américains.

La SEP, mais également d’autres maladies auto-immunes comme le diabète de type 1 ou la polyarthrite rhumatoïde sont plus fréquentes dans les pays éloignés de l’Equateur et dans les groupes de personnes avec des apports en vitamine D faibles, surtout avant l’âge de 20 ans

VITAMINE D ET CANCERS

Y a-t-il un lien entre le statut en vitamine D et le cancer du sein ? Afin de répondre à cette question une équipe canadienne à étudier une cohorte de 500 femmes porteuses d’une tumeur mammaire, recrutés à Toronto en 1989 à 1999 et suivie jusqu’en 2006.

Première surprise, au moment du diagnostic, plus d’un tiers des femmes incluses présentait une déficience en vitamine D, près de 40 % une insuffisance en vitamine D et une sur quatre seulement avait un taux normal. Seconde découverte, les femmes déficientes en vitamine D ont rechuté quasiment deux fois plutôt que celles ayant un taux de vitamine D normale, et leur survie globale était réduite de 73 %.

D’après une communication de P Goodwin (Toronto)

Une autre étude publiée dans « Cancers Epidemiology, Biomarkers and Prevention », septembre 2010 montre que le risque de cancer du sein serait diminué de 25 % pour les femmes ayant un taux sanguin de vitamine D élevé, selon une étude menée dans la cohorte française E3N .

Une étude prospective sur 18 ans chez près de 15 000 hommes confirment qu’un taux suffisant de vitamine D et protecteur contre le cancer de la prostate. Les hommes ayant un récepteur de la vitamine D peu active sont plus à risque de présenter ce cancer s’ils sont en plus, carencés. « Plos »www.plosmedic.org. »

Sait ton vraiment quels rôles exacts peuvent jouer le calcium et la vitamine D dans la prévention des cancers ? C’est à cette question qu’a été consacrée la communication du Dr Charles Hagege (gastro-entérologues, pharmacologue, Paris). Selon lui l’ensemble des données épidémiologiques, physiopathologique et expérimentale accrédite un effet protecteur du calcium et/ou de la vitamine D vis-à-vis de nombreux cancer du moins chez certains sujets.

Aux Etats Unis les frères GARLAND, épidémiologistes ont largement publié sur le fait qu’un apport optimisé en vitamine D pouvait prétendre à l’éradication d’un grand nombre de cancers, notamment le cancer du sein. Vous pouvez visionner leur interview.

Une  étude de 2012, réalisée par les chercheurs de l’Université de Hawaï, suggérerait qu’un apport en vitamine D diminuerait le risque de cancer du sein.

Une nouvelle étude pilotée par un des pionniers de la vitamine D, le Pr Cédric Garland, chercheur en médecine préventive (université de San Diego, Etats-Unis) qui pointe du doigt les dangereux effets du déficit en vitamine D sur le risque de cancer du sein

Des taux bas de vitamine D circulante sont associés à un risque de mortalité par cancer, accru de 70% chez les patients ayant des antécédents de cancer selon une méta-analyse d’études d’observation.
Des taux bas sont également liés à une augmentation de la mortalité toutes causes confondues (+57%) et de la mortalité cardiovasculaire (+41%), toujours selon cette méta-analyse parue en juin 2014 dans le BMJ.

L’analyse du BMJ porte sur 8 études prospectives et plus de 26 000 hommes et femmes (âgés de 50 à 79), ayant examiné les concentrations sériques de vitamine D. Ces études rapportent une association, pas forcément un lien de causalité.

Dans une autre étude publiée dans le British Journal of Cancer, les chercheurs ont constaté que la vitamine D réduit la mortalité par cancer de 12%, sans avoir d’influence sur l’incidence du cancer. Deux chercheurs de Harvard, Nana Keum et Ed Giovannucci, ont effectué une méta-analyse de quatre essais contrôlés randomisés sur l’incidence du
cancer. Trois des études ont également mesuré la mortalité sur une période de 2 à 7 ans.
Résultats : la supplémentation en vitamine D (400 à 1100 UI/jour), a eu peu d’effet sur l’incidence totale du cancer, mais la mortalité totale par cancer est significativement réduite (pour des doses de 400 à 833 UI/jour).

VITAMINE D ET TROUBLES COGNITIFS

Un travail britannique conduit chez les hommes de 40 à 79 ans montre que ceux qui ont de faibles taux de vitamine D ont de mauvais résultats aux tests cognitifs toutes DSST. Des travaux complémentaires sont nécessaires pour voir si une supplémentation en vitamine D de préserver les fonctions cognitives. (Journal Neurol Neurosurg Psychiatrie, 2009).

Une étude américaine publiée le 15 septembre 2015 dans « Jama Neurology ») qui étudie 382 sujets de 60 à 90 ans, suivis pendant 4,8 années en moyenne, confirme que les personnes ayant un déficit en vitamine D  subissent un déclin de leurs capacités cognitives trois fois plus rapide que ceux qui avaient un taux de vitamine D normal (supérieur à 30 ng/ml) et ce, quel que soit le groupe ethnique.

VITAMINE D ET PARKINSON

Une étude finlandaise avec un suivi sur près de 30 ans a montré qu’un taux de vitamine D faible prédit bien le risque de survenue de l’affection neurologique. Il se peut que la vitamine D se montre neuroprotectrice par le biais de mécanismes antioxydants, de régulation du calcium neuronal, d’une immunomodulation, d’une majoration de la conduction nerveuse ou bien encore d’une détoxification.

Une étude américaine (janvier 2014) réalisée sur 266 personnes suggère que la vitamine D pourrait prévenir l’altération des fonctions cognitives chez les patients atteints de maladie de Parkinson – Journal of Parkinson Disease 2013.

VITAMINE D et DIABETE

Au 92e congrès annuel de « Endocrine Society » américaine, de présentation concernant le diabète de type deux mérite une attention particulière. Les résultats peuvent donner lieu à un aménagement facile des pratiques. Une carence en vitamine D est très fréquente chez des patients souffrant de diabète de type deux. Les auteurs trouvent une relation inverse entre le taux de vitamine D sanguin et la valeur de l’HbA1C. « Une mesure du taux de vitamine D, avec le cas échéant une supplémentation, devrait faire parti de la prise en charge routinière » souligne l’un des intervenants.

On sait aujourd’hui, par les modèles animaux, qu’une carence engendre une résistance à l’insuline et une dysfonction des cellules bêta du pancréas et par les études épidémiologiques que les individus carencés sont pous à risques d’intolérance au glucose et de diabète de type 2.

Enfin dans le diabète de type 1la vitamine D jouerait un rôle dans le système immunitaire.

LA Vitamine  D est antivirale .

Les infections rhino-pharyngées sont connues pour se transmettre très volontiers lors des rassemblements humains. Mais pourquoi avec prédilection en automne-hiver ? Un élément de réponse et de départ une équipe américaine. Ces médecins ont eu l’idée de rechercher un lien entre le taux sanguin de la vitamine, en automne, hiver, et le risque respiratoire. Une étude en double aveugle a été menée auprès de 198 adultes sains au cours des saisons froides 2009-2010. La corrélation se fait d’elle-même. Sur les 18 participants dont le taux de vitamine D s’est maintenu dans la fourchette haute le taux d’infection virale a été de trois cas. Chez les 180 autres, 45 % ont été atteints. Cerise sur le gâteau, les taux les plus élevés été associés à une affection plus courte. (PlosOne, 15 juin 2010).

La VITAMINE  D JOUE UN RÔLE CONTRE LA DOULEUR.

Dans une étude Norvégienne réalisée sur plus de cinq cents patients, les auteurs (K.V Knutsen) trouvent un ecorrélation entre un taux sérique bas de vitamine D et des céphalées.

Une autre étude su plus de 3000 homme trouve des corrélations trouve une corrélation avec les douleurs chroniques.

Une étude chez les diabétique révèle que la correction de la carence en vitamine D permet de réduire l’intensité des douleurs neuropathiques.

Une étude propective sur plus de 290 femmes traitées par antiaromatase à la suite d’un cancer du sein indique qu’une supplémentation corrigeant la carence a un effet antalgique.

LA VITAMINE D PREVIENT LE RISQUE DE CHUTE CHEZ LA PERSONNE ÂGEE

La vitamine D ayant une action directe sur la force musculaire du fait de la présence de récepteurs spécifiques au niveau du muscle, il était logique d’évaluer son effet sur la prévention des chutes chez la personne âgée. Une étude américano-helvétique montre qu’à doses plutôt élevées (700 à 1000 UI/j) elle réduit de 19% le risque de chute.

Manque de vitamine D pendant la grossesse : de plus gros enfants ?

D’après une étude du Medical Research Council Lifecourse Epidemiology Unit (MRC LEU) de l’Université de Southampton, les enfants dont les mères ont pris peu de vitamine D pendant leur grossesse ont plus de risques d’avoir des problèmes de surpoids que les autres enfants. Explications.

On apprend aujourd’hui grâce à une étude du Medical Research Council Lifecourse Epidemiology Unit (MRC LEU) de l’Université de Southampton que la vitamine D serait liée au poids de l’enfant. D’anciennes études avaient déjà établi un lien entre le manque de vitamine D et l’obésité durant l’enfance et à l’âge adulte pour le bébé, mais aucune n’avait établi une corrélation entre l’état de la maman pendant la grossesse et la composition corporelle de l’enfant. Au Royaume-Uni, le manque de vitamine D chez les jeunes femmes est monnaie courante et bien que les médecins recommandent d’en prendre plus durant la grossesse, la plupart ne suivent pas ces recommandations.

Cette nouvelle étude, publiée dans la revue spécialisée American Journal of Clinical Nutrition le 23 mai, les scientifiques de l’Université de Southampton ont comparé le niveau de vitamine D chez 977 femmes enceintes avec l’état corporelle de leur enfant. Les résultats montrent que les enfants dont les mères avaient un faible taux de vitamine D, sont plus gros que les autres à l’âge de 6 ans. Le docteur Robinson, auteur principal de l’étude, a déclaré concernant ces résultats que « dans le contexte actuel de préoccupations sur le taux de vitamine D chez les femmes enceintes et l’augmentation de l’obésité chez les enfants au Royaume-Uni, nous avons besoin d’en apprendre davantage sur les conséquences à long terme sur la santé des enfants dont les mères avaient un manque de vitamine D. […] « 

Source : News-medical

La vitamine D serait efficace dans bon nombre de maladies intestinales dont la maladie de CROHN

Les multiples bénéfices de la vitamine D, notamment sur le fonctionnement du système immunitaire et dans les maladies inflammatoires ont poussé les chercheurs à donner de la vitamine D aux personnes atteintes de la maladie de Crohn ou de la rectocolite hémorragique.

Une récente analyse de la littérature médicale orchestrée par des chercheurs de Liverpool en Angleterre a synthétisé l’ensemble des résultats obtenus : 4 études de bonne qualité ont été retenues par les chercheurs. Les résultats sont clairs et les chercheurs déclarent que la vitamine D peut être efficace dans le traitement des maladies inflammatoires intestinales, en conjonction avec les traitements classiques. Ils soulignent néanmoins que des études de plus grande envergure sont encore nécessaires pour pouvoir tirer des conclusions définitives.

Dans une étude publiée en 2010, des chercheurs canadiens dirigés par le Dr John White avaient montré que la vitamine D intervient dans les processus qui peuvent conduire à la maladie de Crohn. « C’est un défaut dans la manière dont l’immunité innée gère les bactéries intestinales qui entraîne une réponse inflammatoire, laquelle peut conduire à une auto-immunité. » Dans les maladies auto-immunes comme Crohn, le système immunitaire s’en prend à ses propres tissus.

Le Dr White et son équipe ont montré que la vitamine D agit directement sur le gène bêta-défensine 2 , qui code pour un agent antimicrobien, et sur le gène NOD2 qui alerte les cellules sur la présence de microbes. Ces deux gènes ont été liés à la maladie de Crohn. Par exemple si le gène NOD2 est déficient, l’organisme ne peut pas combattre les microbes qui se trouvent dans le tube digestif. Il est donc important pour les médecins de s’assurer que leurs patients ne manquent pas de vitamine D, en les encourageant à prendre le soleil aux beaux jours (avec prudence bien sûr) et en leur prescrivant le cas échéant des suppléments le reste de l’année.Attention, d’autres travaux ont montré que les patients ayant des maladies inflammatoires de l’intestin absorbent moins bien la vitamine Dy compris celle des suppléments, il faut donc surveiller l’évolution des taux plasmatiques chez ces patients.

L’institut de veille sanitaire a récemment révélé que plus de 80% des Français étaient touchés par le déficit en vitamine D dont les vertus semblent toucher un grand nombre de maladies. Consulter la monographie de la vitamine D et le guide du Dr Brigitte Houssin pour tout savoir sur la vitamine D.

Référence : Nicholson I, Dalzell AM, El-Matary W. Vitamin D as a therapy for colitis: a systematic review. J Crohns Colitis. 2012 May;6(4):405-11. (sur le site: Lanutrition.fr) 

Cardiopathies sévères et déficits en vitamine D
D’après la présentation effectuée lors de la 63e édition du congrès
scientifique annuel de l’American College of Cardiology
D’après des travaux de recherche présentés lors du congrès de l’ACC, qui s’est
tenu en mars à Washington D.C. (États-Unis), la carence en vitamine D
constitue un facteur de risque indépendant de cardiopathie, des faibles taux de
vitamine D étant associés à une occurrence accrue de coronaropathie plus
sévère.
Dans cette étude, la plus vaste du genre, visant à évaluer la relation entre le taux
de vitamine D et la coronaropathie, des chercheurs italiens ont constaté une
carence en vitamine D (< 20 ng/ml) chez 70,4 % des patients (N = 1 484)
soumis à une coronarographie. La carence en vitamine D était associée à une
prévalence accrue de coronaropathie, dont l’occurrence s’élevait à 32 % chez les
patients présentant les plus faibles taux de vitamine D, et à une augmentation de
presque 20 % de la fréquence de pathologies graves touchant plusieurs
vaisseaux.

Un déficit en vitamine D pourrait favoriser un cancer de la vessie

Cardiopathies sévères et déficience en vitamine D

D’après la présentation effectuée lors de la 63e édition du congrès
scientifique annuel de l’American College of Cardiology
D’après des travaux de recherche présentés lors du congrès de l’ACC, qui s’est
tenu en mars à Washington D.C. (États-Unis), la carence en vitamine D
constitue un facteur de risque indépendant de cardiopathie, des faibles taux de
vitamine D étant associés à une occurrence accrue de coronaropathie plus
sévère.
Dans cette étude, la plus vaste du genre, visant à évaluer la relation entre le taux
de vitamine D et la coronaropathie, des chercheurs italiens ont constaté une
carence en vitamine D (< 20 ng/ml) chez 70,4 % des patients (N = 1 484)
soumis à une coronarographie.

La carence en vitamine D était associée à une prévalence accrue de coronaropathie, dont l’occurrence s’élevait à 32 % chez les patients présentant les plus faibles taux de vitamine D, et à une augmentation de presque 20 % de la fréquence de pathologies graves touchant plusieurs vaisseaux.

Par ailleurs, il a été observé une augmentation progressive des cardiopathies
allant de pair avec la sévérité de la carence en vitamine D. Les patients dont les
valeurs étaient inférieures à 10 mg/dl étaient presque deux fois plus nombreux à
développer une athérosclérose coronarienne, comparativement aux sujets dont
les taux étaient normaux.

Une métanalyse confirme la corrélation entre taux faibles de vitamine D et états dépressifs.

Cette étude vient d’être publiée dans Br J Psychiatry, 2013; 202: 100–107.

En conséquence il semble bien que l’on puisse conseiller d’optimiser ses statuts en vitamine D dans le cadre de risques de dépression et en plus des traitements classiques de la dépression.

Juin 2012: l’Académie de Médecine double les doses de vitamine D!

L’Académie de médecine publie une série d’études sur la vitamine D. Dans ce rapport, l’institution énonce des recommandations à suivre pour augmenter les apports journaliers de vitamine D, dont la majorité des Français manque. Un déficit peut entraîner des pathologies osseuses, comme le rachitisme chez les enfants et l’ostéoporose chez les adultes. 

La vitamine D agit en stimulant l’absorption intestinale du calcium et sa fixation dans les os. Elle est principalement produite par le corps sous l’action des rayons ultraviolets UVB sur la peau. On en trouve également dans les poissons marins gras, mais, selon l’Académie de médecine, il faudrait manger 400 g de saumon par jour pour avoir un apport journalier optimal en vitamine D.

Un déficit entraîne un rachitisme chez l’enfant et l’adolescent et une décalcification osseuse (ostéomalacie) chez l’adulte. Elle contribue également à l’ostéoporose chez la femme ménopausée et le sujet âgé. Elle pourrait également avoir d’autres effets, notamment dans la prévention de certaines maladies infectieuses ou auto-immunes ainsi que dans le diabète de type 1, mais des études sont encore nécessaires pour conforter ces effets, relève l’Académie.

80 % des Français seraient déficients ou carencés en vitamine D. Un taux normal est d’au moins 30 nano gramme par millilitre (ng/ml) de sang, or, le rapport de l’Académie note que seulement 20 % de la population française atteindrait ce chiffre. 60% des Français sont modérément carencés, avec des taux variant entre 30 et 10 ng/ml de sang et environ 10 à 20 % des Français sont sérieusement carencés avec un taux inferieur à 10 ng/ml.

L’institution estime donc qu’il faut faire passer les recommandations d’apports journaliers en vitamine D à 800 à 1 000 unité internationale (UI) par jour, au lieu de 200 à 400 UI par jour, dose préconisée actuellement pour les personnes à risques : les personnes âgées, les femmes enceintes, les adolescents et les bébés prématurés. Le rapport conseille également de supplémenter les nouveaux nés durant l’allaitement au sein, les laits infantiles sont eux enrichis en vitamine D depuis 1992.

Ce sont donc les compléments en vitamine D par voie orale qui sont conseillés par l’Académie de médecine. Pas question d’inciter les gens à prolonger leur exposition au soleil, ou aux UV artificiels, qui eux présentent un risque accru dans la survenue des cancers de la peau.

Source : « Statut vitaminique, rôle extra osseux et besoins quotidiens en vitamine D – Rapport, conclusions et recommandations« , Académie nationale de médecine, 29 mai 2012.

Par ailleurs la puberté précoce est un nouveau problème de santé que l’on voit apparaître plus fréquemment. Une étude récente montrerait que l’administration de vitamine D soit un des éléments susceptible de contribuer à la résolution de cette pathologie

Et pour en savoir encore un peu plus cette VIDEO

Indépendamment des attaques faites par les systèmes de santé sur et à propos de l’intérêt d’une supplémentation en vitamine D ainsi que des dosages de vitamine D dans le sang, une nouvelle étude confirme que les personnes ayant des taux de vitamine D bas ont un risque plus élevé de décès, et les suppléments de vitamine D3 réduisent la mortalité chez les plus âgés?

 

Une nouvelle étude, publiée fin septembre, suggère qu’un plus grand taux de vitamine D pourrait réellement augmenter l’espérance de vie. Elle permet notamment de diminuer les risques de maladies cardiaques et de cancers.

 


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